sourire

Il est assez tard. Comme tous les soirs depuis deux semaines, j’ai rapporté du travail à la maison. Je bûche sur mon texte, les pieds appuyés sur le chien qui ronfle. Qu’est-ce que je donnerais pour être enfin dans mon lit!

Fistonne monte l’escalier et me lance un de ces regards dont elle seule a le secret depuis quelques mois.

- Tu penses pas qu’il serait temps que tu défasses le sapin de Noël?

Je réussis à sourire et à hocher la tête de droite à gauche. Je n’ai même pas envie de me fâcher. Dans mon cœur, je lui réponds que quand je serai une vieille dame et qu’elle trimera dur pour payer les comptes, les vacances en famille, les broches et les études de ses enfants, ça me fera plaisir d’aller défaire son arbre de Noël pour lui donner un peu de répit.

Je t’aime, ma petite Fistonne. Et même quand tu fais tout pour le cacher, je sais que tu m’aimes.

 

1 Commentaire

  1. Vous êtes bien bonne de réussir à sourire.

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