Archives pour décembre, 2011

Joyeux Noël!

Mettant en vedette Coquine la chatte-vache, Spike la petite chatte noire et Zed, le jeune Labrador.

Coquine – Fiston est de retour pour les vacances des Fêtes.

Spike – Ah! Non, désolée gang, mais moi avec mon arthrite, pas question que je fasse partie du comité d’accueil.

Coquine – Bon, bien, Zed, on sera deux. Tu devras te montrer sous ton meilleur jour.

Te montrer saoul son meilleur jour???

Zed – C’est quand, mon meilleur jour?

Spike – Ce chien n’a pas de meilleur jour, il n’a que des mauvais jours.

Coquine – Misère… passons. Ne fais pas de bêtises.

Zed – Euh… c’est quoi des bêtises?

Coquine – Les idioties que font les chiens quand ils sont excités.

Zed – ah… tu veux dire que je ne devrai pas dérouler le papier de toilette, monter sur le lit avant que Chéri soit parti travailler, manger dans la litière des chats ni fouiller dans la récupération?

Coquine – Genre.

Zed – Et le nouveau règlement? Je devrai respecter le nouveau règlement aussi?

Coquine – SURTOUT le dernier règlement.

Spike – C’est quoi, le dernier règlement?

Ben voyons, ne pas goûter aux boules de Noël!!!

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Le mouton dans la Corvette

Il y a trois ou quatre ans, j’ai acheté un pyjama bleu pâle à imprimé de moutons blancs. À un moment donné, je n’ai plus trouvé le haut du pyjama. Je l’ai cherché partout, autant comme autant, je ne l’ai jamais retrouvé.

Hier, en ouvrant la poubelle d’extérieur pour y jeter un sac de déchets, j’y ai aperçu le tissu à motifs de gros moutons blancs. Je l’ai sorti de la poubelle pour mieux le regarder. Il était mouillé et taché d’huile noire. Je l’ai déplié. Pas de doutes, c’était bien mon haut de pyjama égaré il y a plusieurs années. Comme je n’ai plus le pantalon assorti et que le vêtement était vraiment sale, je l’ai replacé dans la poubelle.

Ce soir, après le souper, j’ai demandé à Chéri où il avait retrouvé mon haut de pyjama.

- Quel pyjama?

- Celui que tu as mis à la poubelle.

- De quoi tu parles?

- Ben oui, j’ai retrouvé mon pyjama dans la poubelle, mouillé et tout crotté. C’est pas toi qui l’avais mis là?

- Ah! Ça? C’est une guenille que j’ai retrouvée dans la Corvette (explications à venir dans un prochain billet) que je viens d’acheter.

- Ta guenille, je l’ai bien regardée, et c’est le pyjama que j’ai perdu il y a trois ou quatre ans.

- C’est impossible que tu aies perdu un pyjama dans une voiture que nous n’avions pas encore.

- En effet, c’est impossible.

Et pourtant…

 

Petite soirée triste

Fistonne est partie chez son père en claquant la porte et m’a annoncé qu’elle passait la semaine là-bas parce qu’elle se sent agressive et a besoin de se changer les idées. Okay. Ça va peut-être lui faire du bien de s’éloigner un peu. Moi ça m’a donné une claque.

Elle trouve que ses parents sont, comment a-t-elle dit ça, donc, « fuckés », et que c’est de notre faute si elle n’a pas une bonne estime de soi. Okay. Une autre claque.

J’aurais envie de courir dans la neige avec mon chien Zed, mais j’ai trop de travail. Ça arrive parfois. Ce n’est pas si grave. « C’est ça qui paye nos belles affaires », dirait une de mes anciennes collègues. Okay.

C’est le temps des partys de Noël, on se couche tard et on est fatigués. Plus que d’habitude. Mais ça fait du bien de danser collés sur les vieux slows et de rentrer à la maison main dans la main comme deux jeunes tourtereaux. Le lendemain on a mal partout. Surtout si on s’est étendue de tout son long sur le sol après avoir marché dans la neige en chaussures pour ne pas s’embarrasser de bottes au vestiaire, déchirant la jolie jupe noire à bordure de dentelle qu’on a recousue à la hâte en pleurant de douleur de sentir son muscle déchiré qui commençait à peine à guérir. Okay.

- T’es sûr que mon mascara n’a pas coulé?

- Sûr.

Alors j’ai remis mes bottes.

- Vous avez mis vos « p’tites bottes »?

Tiens, mon père qui est redescendu de son nuage pour placoter dans ma tête. Je me demande d’où venait cette réplique qu’il disait si souvent en riant.

- Papa?

- Quoi?

- Désolée pour avoir eu l’air bête quand j’étais ado?

- J’ me rappelle pas de ça, moi. À mon âge, tsé…

- T’as plus d’âge.

- T’as ben raison. J’m’en rappelle pu pareil.

Tant mieux. Ça veut dire que moi aussi, avec le temps, je me consolerai.

 

Histoire de passeports

- Joe, c’est donc ben compliqué vos histoires de passeports. Qu’est-ce qui se passe?

- Écoute papa, tout tout tout nous est arrivés.

- Conte-moi donc ça.

- Fiston a envoyé une demande de passeport en juillet. Le bureau des passeports lui a retourné des documents et lui a téléphoné. Chez son père. Qui prend rarement ses messages et son courrier. Quand Fiston a rappelé pour demander ce qui se passait, la dame lui a dit qu’il n’avait jamais fait de demande de passeport. Ils n’ont rien dans son dossier, ni vu ni connu.

- Incompétente! T’aurais dû les appeler, toi.

- Je l’ai fait! Le monsieur m’a dit qu’il ne pouvait pas me parler parce que Fiston a maintenant 18 ans. Alors Fiston a rappelé. Plusieurs fois. Jusqu’à ce qu’il finisse par tomber sur un autre monsieur qui lui a dit que sa demande avait été refusée parce qu’il avait payé par chèque non visé.

- Ils ne lui ont pas retourné sa demande?

- Oui, mais Fiston habitait chez son père qui n’est pas allé chercher son courrier, alors tout est retourné à Passeport Canada qui n’a plus la demande ni les originaux de documents que Fiston avait envoyés.

- Sacrament…

- Alors là j’ai téléphoné pour commander un autre acte de naissance original.

- Pis, tu l’as reçu?

- Non, Fiston a 18 ans. Il m’ont dit qu’il devait venir le chercher lui-même, en personne, dans un bureau de l’État civil à Jonquière.

- Ils lui ont donné?

- Non, parce son adresse permanente est à Chambly. Ils ont donc envoyé l’acte de naissance à Chambly. C’est le règlement, qu’ils ont dit.

- Ben oui, mais ça a pas d’allure! Il a été obligé de revenir à Chambly chercher son acte de naissance pour le ramener à Jonquière pour le joindre à sa demande de passeport?

- Il ne peut pas, il n’a pas le temps de conduire 12 heures aller-retour pour un acte de naissance, il est en examen de fin de session.

- Ah…tu lui as envoyé par la poste?

- Non, parce que Fiston a un problème avec la poste. Il reçoit son courrier avec plusieurs mois de retard parce qu’il y a un mélange dans les numéros d’appartement de son immeuble. Une histoire de fous, et Postes Canada disent qu’ils ne peuvent rien faire.

- C’est pas nouveau!

- Alors c’est Fiston qui m’a envoyé sa demande de passeport remplie. Par poste prioritaire.

- Bon, là tu l’as reçue et tu es allée déposer la demande de passeport?

- Non, je ne l’ai pas reçue. Mais Postes Canada disaient qu’ils l’avaient livrée à mon bureau, et personne ici n’avait vu l’envoi. Je me suis obstinée pendant une semaine avec tout le monde… jusqu’à ce que le père de Fiston s’aperçoive que c’est lui qui avait reçu la lettre depuis une semaine! Fiston s’était trompé d’adresse et Poste Canada n’a même pas pu me dire où ils avaient livré la lettre, même si nous avions un numéro de repérage!

- C’est ça, les fonctionnaires!

- T’étais pas fonctionnaire, toi?

- Justement!

- Toujours est-il que j’ai récupéré les papiers. Et là je me suis aperçue que Fiston n’avait pas signé toutes les feuilles de la demande… Je te le dis, papa, j’étais découragée. J’ai failli me mettre à brailler.

- Je connais ça! Moi aussi, dans le temps! T’as signé à sa place, j’espère!

- Papa! Franchement! Ben non, j’ai demandé à Fiston de remplir et de signer une autre demande. Copine a fait un aller-retour à Jonquière et a rapporté les documetns. Je suis allée attendre Copine à Longueuil, au terminus d’autobus, pour les récupérer.

- Bon, pis il l’as-tu, son passeport, là?

- Non, mais j’ai déposé la demande, et quand le bureau des Passeports m’ont dit qu’ils allaient envoyer le passeport par la poste, j’ai dit NON!!! Je vais aller le récupérer en personne. Mais là il me faut une procuration de Fiston.

- C… que c’est compliqué! Pis le passeport de Fistonne, l’as-tu?

- Je l’attends encore. Imagine-toi donc que je l’ai envoyé par poste prioritaire et qu’il est arrivé au bureau des Passeports avec 10 jours de retard!

- (soupir) Arrête de m’en conter, ça me stresse. Ça va faire deux ans que chuis parti pis je me stresse encore pour vous autres!

- Dis-le donc, que t’aime ça!

- Ben oui, tu l’sais.