Publié dans Chroniques - La Mère poule et ses poids plumes à 07/30/2010 12:01 par Joan Durand
Chéri me demande, en refaisant le lit :
- C’est pour quoi faire tous ces coussins sur le lit?
- Décorer.
- Ah? Okay, pas besoin de les remettre, d’abord, si c’est juste une décoration!
Fistonne, qui passe par là, me jette un de ces regards du genre « ne me dis pas qu’il ne sait pas que les décorations sont essentielles à la vie ».
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Chéri m’annonce joyeusement :
- Ça y est!
- Quoi?
- J’ai installé un urinoir.
- Hein? Où ça?
- Dans le garage.
- Pour quoi faire?!?
- Des gars, tsé, ça pisse partout. Ben là on va avoir notre urinoir.
On pourrait peut-être l’utiliser pour le chien? Lui aussi il pisse partout!
Publié dans Chroniques - La Mère poule et ses poids plumes, La Mère poule au travail à 07/27/2010 12:01 par Joan Durand
Ça se passait l’été dernier. À moins que ce soit l’été d’avant…? En tous cas.
J’attendais l’autobus pour aller travailler.
À l’arrêt, il y avait un beau monsieur aux cheveux tout blancs. Quand l’autobus est arrivé, il s’est reculé pour me laisser passer la première, et je l’ai entendu dire dans mon dos, tandis que je montais les marches : « La beauté avant l’âge. » Laissez-moi vous dire qu’à 46 ans, il est devenu assez rare qu’un inconnu me complimente. J’étais extrêmement flattée.
Jusqu’à ce que je réalise que le compliment s’adressait plutôt à une toute jeune femme qui s’était glissée entre nous et que le beau monsieur aux cheveux blancs fixait d’un regard admirateur.
Ben cout’ donc.
Publié dans Chroniques - La Mère poule et ses poids plumes à 07/24/2010 12:01 par Joan Durand
Moi : T’as vu l’heure? Presque 17 h et elle ne m’a pas encore adressé la parole. Elle ne m’a pas adressé la parole de toute la journée. C’est ça, l’adolescence. Je ne lui en veux pas, je sais bien que ce n’est pas personnel, mais c’est long toute une journée sans personne à qui parler. Je pensais que Fistonne retrouverais sa bonne humeur avec l’arrivée des vacances. Oublie ça! Je me suis mis un doigt dans l’œil et l’autre dans les feuilles. À peine si elle me regarde quand je la croise dans la maison. Et Fiston a passé la journée devant l’ordi. Avant, ils étaient bien obligés de me parler quand ils avaient faim ou besoin de vêtements propres, mais maintenant qu’ils se font à diner et font leur lavage, niet. Rien. Zéro. C’est comme si je n’étais pas là. Dire qu’il n’y a pas si longtemps j’avais du mal à faire trois pas sans en avoir au moins un accroché après mes jupes. Quand je pense que j’avais hâte qu’ils grandissent. Si t’étais pas là, je pense que je passerais mon temps à parler toute seule comme une vieille folle. Au moins, toi, je peux te parler. Pis t’es toujours de bonne humeur. Toujours content de me voir. Tu m’aimes même quand je me lève le matin, pas arrangée, les cheveux tout croches. Tu ne boudes jamais. Ton repas est toujours à ton goût. Tu ne me demandes rien. Je suis donc contente que tu sois là. Tu me fais du bien. Allez viens, on va aller chercher un bel os pour toi!
Zed : Wouf.
Publié dans Chroniques - La Mère poule et ses poids plumes à 07/21/2010 12:01 par Joan Durand
Fistonne : T’es ben trop stressée, m’man!
Moi : T’inquiète pas, comme je l’ai dit à ton frère, je te payerai une thérapie quand tu seras grande si je t’ai trop « perturbée ».
Fistonne : Est-ce que je pourrais avoir juste l’argent de la thérapie? Comme ça je pourrais m’acheter une Wii!