Congé des fêtes
Publié dans Chroniques - La Mère poule et ses poids plumes, Le feuilleton du lundi à 12/21/2009 12:56 par Joan DurandMa Boîte à plumes fera relâche pendant le congé des fêtes. Merci de me lire et Joyeuses Fêtes!
Joan xx
Ma Boîte à plumes fera relâche pendant le congé des fêtes. Merci de me lire et Joyeuses Fêtes!
Joan xx
Présidée par Allumette, la chatte abyssin boulimique couleur café.
Présents : Coquine, la chatte-vache, Spike, la petite chatte noire et Zed, le chiot Labrador de quatre mois)
Allumette : Okay, silence tout le monde, la séance est ouverte. Un seul point à l’ordre du jour : faut-il intervenir dans l’éducation du chien?
Coquine : Moi j’ai pas le temps pour ces niaiseries-là. Qu’ils s’arrangent.
Spike : Un chien, où ça, où ça???
Allumette : Silence! Zed, assis! Bon chien… Bon, j’ai l’impression qu’ils n’y arriveront pas. Là, c’est rendu que même la mère poule est épuisée. Sa coiffure et ses vêtements sont négligés. Je crois qu’elle est en train de nous faire une dépression nerveuse.
Coquine : Euh… C’est le chien qui salit ses vêtements. Il l’entortille avec sa laisse et la fait tomber dans la boue quand il pleut. Et comme il pleut tout le temps…
Allumette : Et ses cheveux, alors?
Coquine : Son fer plat est « scrap ».
Allumette : Zed?
Zed : Ah! non, c’est pas moi qui ai « scrapé » le fer plat. Le cellulaire, la télécommande, j’avoue, mais j’ai pas touché au fer plat, je le jure.
Allumette : D’accord. En tous cas, elle se promène pieds nus, comme une sans abri.
Coquine : Euh… non, ça c’est pour éviter que le chien mange ses bas.
Allumette : Ah… Zed?
Zed : euh… je ne le ferai plus, promis.
Allumette : Bon, on continue. Elle semble avoir perdu un peu de poids, alors je la soupçonne d’avoir perdu l’appétit.
Coquine : Euh… non, ça c’est à force de courir après le chien pour l’empêcher de sauter partout, et puis elle le promène une à deux fois par jour, alors forcément elle brûle quelques calories.
Allumette : D’accord. Je note. Dernière chose, je la sens stressée. Je la connais depuis au moins neuf ans et je ne l’ai jamais vue aussi stressée que dernièrement. Elle n’a plus de patience. Et elle fait des sommes en plein milieu de l’après-midi. Je sens que le dressage du chien la met à bout.
Coquine : Ils appellent ça la préménopause. La fille fait de l’insomnie, elle se lève à 5 h pour prendre soin du chien et elle manque d’hormone. Alors on se retrouve avec une fille qui a les nerfs à fleur de peau et qui manque de sommeil. Ajoutez à ça un chiot excité et une maître-chien pas fiable, et vous avez tous les ingrédients pour obtenir une maîtresse instable et fatiguée.
Spike : Pour vrai? J’ai rien remarqué.
Coquine : Pourquoi est-ce que ça ne m’étonne pas? Cette chatte est vraiment trop stupide. (soupir)
Allumette : Quelqu’un a une proposition?
Coquine : On va dormir.
Zed : On va jouer!!!
Spike : C’est quoi, une « proposition »?
Allumette : Okay tout le monde, on va manger. La séance est levée!
Suite de Les Enfants de mon chum – Récit fictif
Toute ressemblance avec des personnes réelles est une pure coïncidence.
Je me tus. Est-ce que j’étais en train de m’attacher au petit? Quand même pas… sûrement pas…
Mon portable sonna.
- Tu m’excuses une minute? demandai-je à Jasmine.
- Oui, oui.
C’était la directrice de la garderie. Gérald était impossible à joindre. Microbe avait de la fièvre et on n’arrivait pas à rejoindre sa sœur ni sa tante. Est-ce que je pouvais passer le chercher?
- J’arrive, répondis-je sans réfléchir.
Je fis signe à la serveuse d’apporter les factures et je dis à Jasmine :
- Microbe a de la fièvre. Il faut que j’y aille.
Jasmine leva les sourcils.
- C’est une blague?
- Ben non…
- T’es tombée en amour avec cet enfant.
- Pas du tout, mais je suis une adulte responsable je ne veux pas risquer qu’il contamine les autres enfants du groupe, c’est tout.
- Et tu vas en prendre soin? Tout l’après-midi?
- Ben… oui. Tu as une autre solution?
- Non, non, tu as raison, il faut à tout prix éviter de contaminer la planète. Vas-y.
- Très drôle.
- Avant que tu partes… tu ne devais pas rencontrer une candidate en entrevue aujourd’hui, toi?
- Justement…
Jasmine soupira.
- J’ai compris, je vais la rencontrer à ta place. Mais tu reviens demain. Je ne vais pas me taper tout le travail pour toi, moi. J’en ai déjà plein les bras!
- Merci, je t’adore et je te revaudrai ça.
- Allez, va-t-en, je vais payer. Sinon c’est la Galaxie au complet qui risque d’être contaminée.
Je lui remis 20 $, ramassai mon manteau à la hâte, lui déposai un bisou sur le front et sortit en courant. Direction la garderie.
Quand je me présentai à la garderie, on me demanda une pièce d’identité, puis on m’indiqua l’emplacement du local de Microbe, le local des « Coccinelles ». Je frappai à la porte. L’éducatrice ouvrit et me sourit. Le local était ensoleillé, peint en vert lime et décoré de motifs d’insectes et de fleurs. Les enfants, assis autour d’une table ronde, faisaient de la « peinture aux doigts ». Une petite avait du rouge sur le nez. Microbe ne semblait pas être là.
- C’est pour Microbe?
- Oui.
- Microbe, ta tante est arrivée.
- Euh, non, je ne suis pas la tante, je suis la conjointe… euh… de l’ex-conjoint de sa mère…
Elle fit une drôle de tête et m’indiqua un petit matelas de gymnastique, au fond de la pièce, sur lequel était étendu Microbe. Il leva la tête et me tendit les bras. J’allai vers lui.
- Mes jambes sont étourdies, dit-il d’une voix faible.
Je le soulevai dans mes bras. Il était lourd
- Viens, on rentre à la maison, dis-je en appuyant sa tête sur mon épaule.
- Où es son manteau? demandai-je à l’éducatrice qui me regardait toujours d’un drôle d’air.
- En bas, répondit-elle en me tendant ses espadrilles. En face du bureau de la directrice. Microbe va vous montrer où est son casier.
- Merci, répondis-je.
Je trouvai le casier, habillai Microbe et l’attachai dans la voiture. J’eus un moment de panique en réalisant que je n’avais toujours pas de siège d’auto, mais je décidai qu’il était plus urgent de ramener Microbe au condo. Je n’avais même pas de thermomètre à la maison. Ni de médicaments. On verrait bien. Les filles rentreraient de l’école bientôt, elles sauraient quoi faire. Je démarrai la voiture, confiante.
(la suite lundi prochain)
(Chronique dédiée à Karine, qui s’ennuie de mes gaffes…)
Salut! C’est encore moi, Zed, le chien de la famille! Il faut absolument que je vous raconte ma dernière aventure, c’était trop génial : On m’a donné un Kong!
Le Kong, c’est une idée de la maître-chien, celle que la mère poule a payée d’avance, qui nous a donné une fausse adresse, qui retourne rarement ses appels et qui oublie ses rendez-vous. C’est un genre de gros cône de caoutchouc percé à chaque bout, qu’on remplit de ce qu’on veut, par exemple du beurre d’arachides. Quand je mords le Kong, ça fait sortir le beurre d’arachides. C’est très amusant. J’aime ça, moi, le beurre d’arachides!
Et on peut faire tout plein de choses avec un Kong, demandez à la mère poule! Par exemple, la semaine dernière on a égaré ma balle. Pas de problème, la mère poule a décidé de remplacer la balle par le Kong. Yahooouuuu!!! Ça rebondit, un Kong! Et en plus, comme il était rempli de beurre d’arachides, il y en avait partout, juste pour moi! Sur les murs, le plancher, même sur mon nez! Et vive le beurre d’arachides! Ce qu’on s’amuse, ici!!!