Archive du juin 7th, 2009

Chaleurs de pré-ménopause?

Je suis donc tannée des chaleurs de pré-ménopause! Avant, c’était seulement la nuit, mais là c’est rendu que j’ai tellement chaud au bureau, que des fois j’ai le dessus des mains moites! Non, mais ça n’a aucun sens. In-fer-nal.

Je commence à penser que le stress donne chaud. Traduire, traduire, toujours plus vite, encore plus vite. Quand ce n’est pas la direction qui se pointe dans mon cadre de porte pour me demander si j’ai fini, c’est le contrôle de la qualité qui trouve qu’on ne travaille pas assez efficacement. Okay, la pré-ménopausée, on se calme un peu. Mais pendant ce temps, l’eau me coule dans le dos.

Il y a sûrement une solution! Je ferme les stores. J’échange mes manches longues contre des blouses légères. Je bois de l’eau, de l’eau, de l’eau et encore plus d’eau. Je remonte mes cheveux avec une grosse pince à feuille noire métallique. Un collègue me complimente sur ma coiffure. Cout’ donc, est-ce qu’il rit de moi, lui? Fistonne dirait : « C’est un gars. » ou bien « Il est dans la schnoute. » Du calme, du calme, j’ai dit. Je devrais peut-être demander un ventilateur. Deux ventilateurs?

Lundi dernier, une de mes collègues entre dans mon bureau, calme, souriante, passe une remarque sur la chaleur, m’écoute me plaindre, se dirige vers le calorifère près duquel je travaille et me demande, en tournant quelques boutons :

- Mais pourquoi tu n’as pas fermé le chauffage et ouvert l’air climatisé?

 

Un choix irrévocable

Fiston et Fistonne le savent depuis longtemps, ils ne pourront pas, le moment venu, inviter leur blonde ou leur chum à coucher à la maison. En tous cas pas quand je suis là. Je ne veux pas arriver face à face avec un jeune en « boxers » en pleine nuit ni trouver de soutien-gorge sur le bord de la douche le samedi matin. Je veux être à l’aise chez moi. De mon côté, je m’efforce d’être discrète et je m’attends à ce que tout le monde fasse de même pour moi. C’est un choix. Et j’ai été très claire à ce sujet : c’est I-R-R-É-V-O-C-A-B-L-E.

Samedi soir dernier, Fiston est sorti avec Copine et il doit m’appeler pour que j’aille le chercher (à l’autre bout du monde) en fin de soirée. À l’heure convenue, le téléphone sonne. C’est Fiston. Il m’annonce que la mère de Copine l’invite à dormir chez eux et demande l’autorisation. Euh… okay, oui, mais je précise que de notre côté, nous n’inviterons pas Copine à dormir dans sa chambre à lui, même si nous aimons bien Copine. C’est bon, il le sait, il a compris, pas besoin de répéter, dit-il. Je raccroche.

Et là, le doute s’installe dans mon esprit. Comment ça se fait que la mère de la fille est plus cool que la mère du garçon? Peut-être que je suis trop sévère, prude ou vraiment « vieux jeu »??? Je devrais peut-être essayer d’« éduquer » au lieu d’« interdire »??? Peut-être que ce serait l’occasion de parler de sexualité, d’intimité et de discrétion avec mon jeune??? Oui mais si ca rate et que je me sens envahie et mal à l’aise, si je ne me sens plus chez moi, ce sera peut-être difficile de revenir sur ma décision??? Peut-être que je pourrais instaurer un « projet pilote » et voir ce que ça donne???

Pendant que je me débats avec ma conscience et mes doutes en essayant de me concentrer sur un film d’action, Fiston rappelle. Est-ce que je pourrais aller le chercher, finalement, il voudrait revenir dormir à la maison parce qu’il n’a pas son liquide à verres de contact.

Bon, ça y est, je me sens coupable : je suis si stricte que je brime la spontanéité de mon jeune!!!